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  • Emmanuel ROUSSEL

1210 ans de l'Eglise de Chailly en Bière

Mis à jour : 24 juil 2018

En 808, sous le règne de Charlemagne, l’évêque de Sens consacrait l’église reconstruite de Chailly-en-Bière.

Cette église a traversé nombre d’épreuves au cours des siècles (guerres, incendies), mais malgré son grand âge, elle reste toujours jeune et rayonnante ! Cet anniversaire est pour nous l'occasion de parler de ses cloches qui présentent de nombreuses particularités


Ainsi on apprend quand on va sur place qu’entre le vendredi Saint et Pâques, les cloches de l’église sont silencieuses, on dit même qu’elles partent à Rome et que, sur le chemin du retour, elles dispensent des friandises que les enfants retrouvent dans les jardins le matin de Pâques.


C’est bien sûr une histoire pour les enfants : elles ne volent que dans leurs rêves. En fait, elles restent là, bien amarrées en haut du clocher et n’en bougent pas à moins d’une catastrophe, comme en 1763 où un incendie ravagea le clocher et une partie de la nef. Ce clocher se situait à côté de la sacristie qui était alors une chapelle. Il s’agissait d’une grosse tour ronde surplombant le village et en haut de laquelle on avait installé une cloche. Il fut reconstruit en 1765 grâce aux libéralités de Louis XV, qui fit remettre 15 000 livres à l’abbé Guignard, curé de l’époque, pour sa reconstruction car les Chaillotins ne pouvaient supporter une telle dépense. Pour remercier le roi, un jour qu’il passait pour aller à Fontainebleau, il se porta à sa rencontre suivi de ses paroissiens et, en lui présentant le plan du clocher, lui tourna ce compliment en vers :


Monarque bien aimé dont le cœur généreux

N’estime du haut rang où t’ont placé les dieux

Que le précieux avantage

De soulager les malheureux

Cet édifice est ton ouvrage

Puissent au gré de mon souhait

Tes jours prolongés d’âge en âge

Durer autant que ton bienfait


Ce poème fut transcrit sur une plaque scellée sur le fronton du clocher (on voit encore son encadré !) mais la révolution passa par là et la plaque disparut.


Comme chaque année nos cloches cesseront donc de sonner en signe de deuil jusqu’au jour de la résurrection du Christ, le dimanche de Pâques où elles tinteront à nouveau.

Elles sont trois, elles sont les cloches de Chailly et forment un carillon d’une grande pureté.


Il n’en a pas toujours été ainsi, car il arrive parfois que les cloches meurent à force de s’époumoner pour annoncer à toute volée les offices religieux et les grands moments heureux et malheureux.


Le clocher de l’église appelé à l’époque « la tour » fut construit en 1765 grâce à une bourse accordée par le roi Louis XV. En effet au début de l’an 1764 le curé Guignard et les habitants de Chailly adressèrent à Monsieur Laverdy, contrôleur général du roi, un placet afin qu’ils soient aidés pour le « rétablissement de l’église et la reconstruction de la tour » (l’ancienne ainsi qu’une partie de la nef ayant été détruites en 1763 par un incendie). Sur les recommandations du cardinal de Luynes, alors archevêque de Sens, le roi accorda sur le trésor royal une somme de 3 288 livres pour l’église et une somme de 9 000 livres pour la reconstruction de la tour.


Deux cloches furent installées et bénites en 1785 soit 20 ans après la reconstruction de la tour. Ces deux cloches furent ensuite remplacées par un gros bourdon, parce qu’elles s’étaient peut-être fêlées.

Cette cloche qui sonna l’Angélus de Millet avait été bénie le 29 mai 1823. S’étant à son tour fêlée, elle fut remplacée par deux cloches qui sont actuellement en place et baptisées :

« Lucie-Gabrielle » pèse 491 kg et sonne le Sol dièse

« Lucienne-Marcelle » pèse 336 kg et sonne le La dièse

La troisième cloche offerte par le père Perrin, avec une participation communale, fut bénie le 19 septembre 1993 par monseigneur Cornet, évêque de Meaux en présence de Monsieur Claude Cottereau, Maire de Chailly-en-Bière, et de Madame Gisèle Avelange, maire de Barbizon. Elle s’appelle « Solange » et pèse 230 kg.


Si vous passez par Chailly, n'hésitez pas à faire une petite halte